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SUJET: La dispute d'Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut, sujet pour lundi 16.10.2017 + un bref compte-rendu.

La dispute d'Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut, sujet pour lundi 16.10.2017 + un bref compte-rendu. il y a 2 mois 20 heures #1

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Prochain débat, questions suggérées par la dispute entre Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut

"En terrain miné", c'est le titre de l'ouvrage d'Elisabeth de Fontenay et d'Alain Finkielkraut. Les auteurs s'engagent dans une dispute épistolaire. Il s'agit d'accoucher à froid des arguments qui les opposent.
Chacun pousse son argumentation à ses limites. Les raisons de chacun s'entendent très bien, elles sont très bien défendues... Pourtant le divorce est immanquable, implacable, irrévocable. 

Nous reprendrons quelques unes de leurs disputes, et tenterons de voir où/comment/ s'opère le divorce. Cela nous questionnera notamment sur ce que peut la philosophie. En effet, si tous les arguments se valent, la philosophie peut-elle encore nous aider à faire des choix ? Nos choix relèvent-ils d'une philosophie (une argumentation construite), d'une sensibilité (un ressenti, une empathie), d'une visée politique (une vision du collectif et des réponses à apporter )?
Je vous invite à écouter les auteurs, à lire leur interview ou leur livre si vous souhaitez apporter une dispute en propre. Sinon, venez sans autre pour en débattre avec nous.

Quelques thématiques de leur dispute
- L'éducation : faut-il choisir entre les pédagogistes et les didacticiens ?
- Le conflit sur le genre est-il dépassé ?
- L'Histoire, faut-il construire un mythe national, ou ouvrir l'histoire à sa dimension globale ?
- Vaut-il mieux être du côté d'une bonne "droite", plutôt que celui d'une mauvaise "gauche" ?

Ressources à écouter
- Une éthique de la discussion avec Elisabeth de Fontenay. Invitée de la Grande Table. France Culture.
- Finkielkraut : Education, peut-on conjuguer le conservatisme au futur ? Invité des Matins. France Culture, 1ère partie.
- Finkielkraut, invité des Matins. 2ème partie.
- Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut, invités de Laure Adler. France Inter.
- Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut, invités de 28mn. Arte

Ressources à lire
- L’amitié et l’art de la dispute. Article de Libération.
- Finkielkraut-Fontenay «Ce qui te met hors de toi me met aussi hors de moi, mais…» Article Libération.
- Alain Finkielkraut et Elisabeth de Fontenay s’arment d’amitié. Article le Monde.
- Finkielkraut/de Fontenay: une amitié polémique. Figarovox.
Dernière édition: il y a 1 mois 3 semaines par René G..
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La dispute d'Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut, sujet pour lundi 16.10.2017 + un bref compte-rendu. il y a 1 mois 3 semaines #2

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Compte-rendu du débat :
La dispute d'Elisabeth de Fontenay et Alain Finkielkraut

Une petite quinzaine de personnes était présente. Une moitié des participants avait lu des articles ou s’était informé de la dispute en question, l’autre moitié, pas. Le débat a donc pris plusieurs directions, tout en gardant un certain intérêt, une certaine consistance quant aux problèmes soulevés.

Reconnaître l’intérêt de la dispute.
Les auteurs prennent le risque d’une dispute, risque pris au niveau de leur amitié, dont on ne sait vraiment si elle en ressort indemne, risque pris au niveau des positionnements qu’ils adoptent et qui exposent au public leurs positions.
L’intérêt tient dans l’effort épistolaire produit en vue pour les auteurs de surpasser leur passion respective, l'intérêt tient également dans cette pensée qui s’efforce d’affiner son argumentation, et finalement, l’effort est louable en ce sens qu’il maintient la pratique d’un dialogue, malgré des dissensions, a priori, irréconciliables.

Se pose néanmoins la question de l’évolution des positions des protagonistes, et des personnes en général. Faisons-nous réellement évoluer nos positions ? Sommes-nous encore « philosophe » si nous faillissons à une remise en question, à une prise de distance par rapport à nos positions ? A quoi résiste la remise en question ?
Notons qu’Elisabeth de Fontenay demande à « suspendre son jugement » plutôt que de se prononcer à « chaud », contrairement à Alain Finkielkraut, à qui elle reproche de réagir trop vite, dans l’immédiateté des évènements.

Autres questions
Qu’est-ce qui doit nous alerter d’un possible enfermement sur soi-même ? Qui doit se remettre en question, soi ou l’opposant ? Comment déterminer celui qui semble fourvoyer ? Quels sont les critères qui valident un argument « juste » d’un argument fallacieux ?

A y regarder de plus près, il y a des « évolutions » sur la clarification des termes utilisés. Par exemple, la notion d’intégration et d’assimilation ne sont pas comprises de la même manière par les deux philosophes, ce qui permet à l’un à et l’autre de mieux se comprendre.

En dernière analyse, il semble qu’Elisabeth de Fontenay se réfère à une « « empathie » pour construire son jugement, tandis que Finkielkraut, à une colère.
Sur le plan « politique » (des engagements, de l'action), Elisabeth de Fontenay se réfère à ce qui doit être fait pour ajouter un surplus d'humanité au monde, Alain Finkielkraut se positionne plutôt par rapport à qui n’a pas été fait, et ce qu’il aurait fallu faire.
Ajoutons qu'Alain Finkielkraut justifie certaines de ses positions sur l'intégration/l'école au motif que cela a fonctionné pour lui. Mais, question 1 : en tant que philosophe, peut-il faire de son cas une généralité ? Question 2 (à supposer que son cas soit généralisable), la société d'aujourd'hui est-elle la même que celle d'hier (la démocratisation de l'école, les rapports d'autorité avec les parents, les institutions, les enseignants et autres figures d'autorité n'ont-ils pas profondément changé ? Les recettes d'hier pourraient-elles marcher aujourd'hui, alors qu'elles ont montré leurs limites en leur temps ?

Schéma d'un exemple de leur dispute. Cliquer ici si l'image n'est pas nette.

Sujets corrélés
- Avons-nous la philosophie de nos affects ? (Compte-rendu + schéma)
- Comment prenons-nous nos décisions ? (Compte-rendu + cartes mentales)
- Qu'est-il juste de faire ? (Compte-rendu + schéma)
- La relation à l'autre est-elle toujours un rapport de force ? (Compte-rendu)
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