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SUJET: Rencontre n° 6 du dimanche 3 décembre 2017. Café philo de la connaissance de soi + compte-rendu + schéma : Comment entendre la question des participants ?

Rencontre n° 6 du dimanche 3 décembre 2017. Café philo de la connaissance de soi + compte-rendu + schéma : Comment entendre la question des participants ? il y a 11 mois 2 semaines #1

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Bonjour,

L'acte d'écrire témoigne du travail de prise de distance que chacun fait avec sa propre pensée. N'hésitez pas à investir votre écrit, même s'il n'est que de quelques lignes : la connaissance de soi est liée à la capacité à rendre compte, à soi-même et à autrui, des mouvements de sa pensée.
Ce forum est dédié à la rencontre qui s'est tenue dimanche 3 décembre 2017. En tant que participant, vous êtes invité à exprimer votre ressenti, à faire l'analyse d'une situation, à partager une problématique, à formuler une question que vous vous posez, à dire ce que vous retenez de la séance. Vous pouvez également suggérer des idées en vue d'améliorer le cadre de nos échanges.

A bientôt.
René Guichardan.
Ps : pour poster un sujet dans le forum, il faut être inscrit, suivez les indications dans ce tutoriel (cliquer ici) pour vous inscrire. . Contactez-moi si vous rencontrez des difficultés de connexion. Merci.
Dernière édition: il y a 7 mois 2 semaines par René G..
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Rencontre du 6 du dimanche 3 décembre 2017. Café philo de la connaissance de soi. il y a 10 mois 2 semaines #2

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Café philo de la connaissance de soi
Compte-rendu de la 6ème séance

5 ou 6 personnes étaient présentes, c'était donc un petit groupe. Contrairement aux fois précédentes, nous avons suivi un cours plus spontané des échanges. (Les prénoms des participants ont été modifiés)

Présentation des participants avec la question : qu’est-ce que la connaissance de soi pour vous ?
- Elise : Je me sens en décalage avec le monde. J’aimerai contrer la vitesse avec lequel il avance. J’imagine qu’en se connaissant mieux, on peut vivre plus simplement.
- Julia : J’allais au café philo de Lausanne, je cherche à rencontrer des gens, à diversifier mes activités sociales. J’ai réalisé qu’une meilleure de connaissance de soi m’aidait à mieux comprendre le monde, à mieux l’accepter.
- Larry : J’ai envie d’aller à la rencontre des gens qui sont en recherche d’eux-mêmes, qui se posent des questions. J’ai recopié l’éducation que j’ai reçue et, les années passant, je ne me sentais plus en accord avec tout ça.
- Eve : Je suis curieuse, je m’intéresse à beaucoup de choses, je me sens également dispersée. Je me suis souvent demandée si on était obligé de faire toute une psychanalyse pour avoir une vraie connaissance de soi ?
J’ai été une enfant adoptée, et je viens d’avoir un enfant, il y a un mois, ça chamboule plus de choses que je ne l’imaginais. Je ne sais plus quelles sont mes priorités. Je viens ici pour écouter aussi, pour apprendre ce que d’autres personnes disent sur la connaissance de soi.
- Claudie : J’ai l’impression que mes passions sont aussi les passions de mes parents, et je me demande si ce sont vraiment les miennes. Le sujet de la connaissance de soi me parle, mais je n’ai pas de « thèse » à défendre, je me cherche, j’apprends en écoutant, je découvre pour l’instant.
- Nadia : Je m’interroge sur mes relations à l’autre. J’ai remarqué que lorsque j’étais seule, j’avais mes habitudes, je m’organisais, mais dès que je suis avec quelqu’un, cela me déstabilise, je doute de moi, je me déconsidère…. Donc, qu’est-ce que se connaître ? Autrui est aussi un miroir, si je ne me reconnais pas quand je suis seule avec moi-même, et quand je suis avec quelqu’un, c’est qu’il y a un décalage quelque part.
Par rapport à l’éducation, oui, je sens qu’elle m’a influencée, que je dois m’en départir, mais comment s’en détacher alors qu’elle m’a imprégnée ? Entre l’éducation, autrui, la société, les émotions, comment s’y retrouver ?

Le modérateur : Un point commun ressort des témoignages : le décalage que chacun ressent entre lui et son éducation, entre lui et autrui, entre lui et la société. Comment devenir soi dans ce carrefour à trois directions, soi, autrui et la société en général (les institutions, les lois, l’administration, les associations,…) ? Comment et où trouver des appuis pour construire son existence ?

Le modérateur : Ce qui motive la création du café philo de la connaissance de soi :
Par comparaison avec le café philo du lundi, où on travaille davantage la pensée, l'argumentation, le café philo de la connaissance de soi porte plutôt sur un questionnement par rapport à soi, en tant que sujet.
Pour Michel Foucault, on peut se reconnaître soi (en tant que sujet) dans la mesure où l’on se reconnaît par rapport à l’humanité (et par rapport à laquelle, on peut situer ses actes, sa pensée, le projet que l’on porte…)
Dans l’hypothèse où l’on ne parvient pas à se reconnaître soi par rapport à l’humanité (si on se considère comme étant trop différent de l’humanité, ou qu’on la considère comme étant trop différente de soi), on ne peut pas créer de lien avec elle. En conséquence, on a du mal à s’approprier un « moi » au sein de l’humanité ou de la société (puisqu’on ne s’y reconnaît pas). (Voir ici schéma sur l'approche de Foulcaut))

Se connaître soi-même comporte donc deux grandes articulations, la connaissance de soi rapportée à :
1° qui suis-je par rapport à mon éducation et,
2° seconde articulation, qui suis-je par rapport à une humanité ? C’est le lien créé de l’un à l’autre (de soi à l’humanité) qui nous permet d’accéder à une plus grande connaissance de soi. Il s’agit, en quelques sortes, de se construire une idée de l’être humain, une anthropologie, en même temps que l’on apprend à se connaître comme sujet.

Une définition de la connaissance de soi
C’est pouvoir rendre compte à soi-même, et à autrui, du mouvement de ses pensées et de ses émotions.
De cette connaissance, on suppose (à tort ou à raison) qu’elle va permettre de savoir qui l’on est, ce que l’on veut, peut-être de savoir comment être heureux, comment se débarrasser des influences que l’on trouve négatives à son développement ? Peut-être que cette connaissance de soi peut nous permettre de dépasser nos peurs, de se dépasser soi, de ne pas retomber continuellement dans ses pièges et, finalement, d’améliorer ses relations, etc…

Proposition pour la soirée :
Les participants sont invités à prendre 5 mn pour trouver une question significative pour eux-mêmes. Puis, après un tour de table, nous choisirons une ou deux questions à développer, à approfondir, à travailler.

Selon les problèmes/questions posées, plusieurs angles de traitement peuvent être entrevus :
- Comprendre la question (ce que la personne veut dire vraiment), comment le problème se pose-t-il à elle précisément (en terme d’émotions ressenties, connues ou non reconnues, en termes d’acceptation de soi, en termes de besoin d’écoute, en termes d’apprendre à reconnaître ses besoins, à les formuler, ….?
- Quelle est la demande « implicite » ou « explicite « de la personne et/ou de la question en tant que telle ?
- Quelle est la demande de la personne par rapport au groupe (demande d’écoute, d’analyse, de partage de points de vue, d’une méthode pour faire évoluer sa position, d’un simple regard extérieur, …)
- Faut-il notamment procéder à une analyse « philosophique » de la question ? C’est-à-dire rechercher à quels concepts et enjeux elle renvoie, et aider à structurer la pensée ?

Questions proposées par les participants
- Julia : Comment trouver son équilibre (celui qui nous convient) ? A l’origine, je suis parisienne, je vivais à 400 km/heure. Je me suis maintenant retirée à la campagne, je me sens beaucoup mieux, mais jusqu’où faut-il se retirer du monde pour aller mieux ? Comment trouver cet équilibre pour être bien avec soi-même, avec la famille, avec ses proches et avec son environnement ?
Comment trouver son équilibre sans attendre de tomber par hasard au bon endroit ?

- Elise : Comment vivre plus harmonieusement avec son environnement ? C’est ma question.

- Eve : Ma question est : Comment gérer ses frustrations ? (J’ai énormément voyagé, mais je suis dans une phase où je dois me stabiliser, j’ai un enfant, j’ai un conjoint et on est très différent,) je suis donc hyper frustrée sur plein de choses, j’aimerais que nous partagions les mêmes envies, et parfois je réalise que ce n’est pas forcément bon, enfin, j’ai plein de questionnements qui peuvent se résumer à la question : comment gérer ses frustrations ? En effet, j’ai l’impression que ça tourne toujours dans ma tête, ça n’arrête pas, mais il me semble que c’est une conséquence de mes frustrations. Donc, j’imagine qu’en me connaissant mieux, je pourrais mieux me gérer, je serais plus calme.
- une réponse spontanée de Julia : Pour moi, la connaissance de soi, ce n’est pas gérer les frustrations, c’est ne pas en avoir.

- Nadia : Ma question est : Comment être soi par rapport à autrui ? Comment s’affirmer par rapport à autrui (dans le « oui », dans le « non », tout en recherchant une relation harmonieuse (que tout le monde se sente bien, qu’il n’y ait pas de frustration, de tensions,…)? On est des êtres humains, je souhaite que cela reste équilibré, comment associer être et faire pour que les choses se passent bien ? Parfois, je vois que j’adopte des attitudes pour ne pas blesser l’autre, pour arrondir les angles. Je fais des compromis, mais jusqu’où aller ? Car à trop s’éloigner de soi, on n’est plus soi-même, c’est ça le problème. Ecoute de soi, écoute de l’autre et trouver le bon équilibre, c’est ce que je souhaite.

- Claudie : Ma question est : comment arriver à vivre pleinement le moment présent ? Je sens toujours que je suis en train de projeter quelque chose, qu’il me faut avoir des projets, je suis toujours ailleurs que dans le moment présent.

- Larry : Ma question est : Est-ce que je peux sortir de ma zone de confort pour m’améliorer ? Derrière chaque choix se cache une peur et, bien que l’on ne puisse plus être satisfait de ce que l’on vit, qu’on ait envie de changement, il y a une certaine appréhension à lâcher ce que l’on connaît (sa zone de confort). C’est difficile.
- Modérateur : Tu « sais » que ce changement (tu n’en doutes pas) est la promesse de quelque de chose de meilleur ?
- Larry : Malgré tout, je me demande quelle est la part du mental qui « spécule » et la part de l’être qui vit (et qui ne se tromperait pas).
- Modérateur : Il y aurait donc un décalage entre le mouvement de l’être et les spéculations du mental ?
- Larry : Oui, le mental peut s’inventer toutes sortes de justification, et faire à croire à l’être qu’il vit. Dans les choix que j’ai à faire, je risque de tout perdre, les enjeux professionnels, économiques sont très importants.

Quelques remarques concernant les questions
- Chacun a déjà une analyse assez précise du contexte de sa question, mais la question reste très générale, et rien dans sa formulation ne permet de mieux comprendre « la demande » ou le souhait du participant. En effet, à ce stade, on ne peut pas savoir quelles difficultés se posent précisément à chacun, et où se tient son désir de dépassement.
Par exemple, dans la question : comment vivre le moment présent ? La participante précise qu’elle tend à se disperser, mais cela ne nous dit pas « pourquoi ». Est-ce qu’elle fuit quelque chose, si oui, as-t-elle conscience de ce qu’elle fuit ? D’où lui vient cette question, est-ce une simple impression qu’elle a d’elle-même, est-ce un constat lucide de son comportement ? Ou répète-t-elle simplement ce que l’on a dit d’elle ? Souhaite-t-elle, par ailleurs, que l’on travaille sur les raisons de la fuite ou plutôt, sur ce que vivre dans le présent implique réellement ? Qu’est-ce que signifie, par ailleurs, pour cette participante, vivre dans le présent, est-ce arrêter de spéculer sur l’avenir, est-ce se concentrer sur ce que l’on ressent, est-ce faire comme si le passé n’existait pas ? Est-ce foncer dans l’action et tout oublier de ses conséquences ? Par ailleurs, qu’est-ce que signifie l’expression « être présent à soi-même » ? Cette dernière question a-t-elle du sens pour cette participante ?
On le voit, les questions que l’on pose dans les cercles de discussion ne sont jamais « directes », et elles ne peuvent pas l’être. Elles sont néanmoins un point de départ, et elles invitent à un processus, à un engagement. C’est tout l’objet de nos rencontres que d’amorcer ce processus par rapport à la question qui sera retenue.

Etape suivante de la séance : choisir un thème, ou une question.
Question du modérateur : Avant de choisir une question à traiter, est-ce quelqu’un veut réagir à notre tour de table ?

Eva (qui a demandé comment gérer ses frustrations ?): j’ai envie de poser ma question à tout le monde finalement. Comment faites-vous lorsque vous sortez de vos gongs pour « x » ou « x » raison ?
Réponses des participants :
- Elise : A mon âge (+ de 70 ans), je réalise que j’aurai dû sortir de mes gongs plus souvent. Mais ça ne se faisait pas de mon temps, alors on reste frustré jusqu’au fond de soi-même. Aujourd’hui, j’ose me séparer de mon mari, et j’en suis très fier, cela me fait du bien. J’entrevois un avenir autrement. Si on sort de ses gongs de temps en temps, c’est acceptable.
- Julia : Oui, c’est une belle leçon, car du haut de mes 40 ans, j’ai tendance à crier mes frustrations dans la forêt au milieu de nulle part, mais c’est vrai qu’il est peut-être préférable d’en parler.
- Larry : Oui, en effet, si on ne parle pas de ce qui ne va pas, les situations ne changent pas. Il y a forcément derrière la frustration quelque chose qui est de l’ordre de la colère. Je trouve que cette colère, dans notre société, n’est pas vue de la bonne façon. Aujourd’hui, on jette les torts sur celui qui est en colère. Alors que la colère est une expression comme une autre (la tristesse, la joie, la peur,….) elle indique que l’on vit quelque chose en soi qui demande à être traduit. Il y a donc un besoin de parler derrière toute émotion, y compris celle de la colère. Il faut néanmoins trouver la bonne personne pour parler de sa colère, et ainsi, tenter de dépasser les faits qui l’ont provoquée. Mais sur le moment de la colère, on est souvent incapable de trouver les bons mots.
- Reformulation : Ce n’est donc pas l’événement qui provoque la colère, ni la colère en elle-même qui posent problème.
- Larry : Oui. Pourquoi ne pas exprimer sa colère ? J’ai appris à le faire et, progressivement, cela m’a permis de comprendre l’intérêt, ou pas, de laisser ou pas mes émotions s’exprimer. Ainsi, j’ai été amené à découvrir la bonne attitude dans différentes situations.
- Eva : En fait, je ne me suis peut-être pas bien exprimée. Ce n’est pas exprimer sa colère, mais son ressenti. C’est-à-dire que je suis en colère parce que je ressens « ça », et c’est ce que je ressens (mais que je ne nomme pas) que je dois parvenir à exprimer, ou à faire exister, à faire connaître,…
Laurent : j’ai réalisé que la colère était une énergie qui permettait de dire ce que l’on pense, si on trouvait le moyen de la réguler, de transformer l’énergie en mots.

- Nadia : Moi, souvent j’exprime ma colère, mais après, je regrette, je doute de moi. Je me demande si je n’ai pas été blessante, trop forte dans mes propos. C’est plutôt dans le ton que je me pose des questions car je suis assez catégorique par rapport à mes idées. En gros, c’est comme si je voulais avoir raison, pourtant je peux mettre mon ego de côté…. Il faut donc exprimer sa colère pour ne pas qu’elle soit refoulée, sinon il y a d’autres conséquences (on nourrit de la rancune, on compense en mangeant, trop, on somatise,…). J’ai remarqué que si j’écrivais, cela m’aidait à comprendre.

Petit topo sur les émotions
Les émotions fondamentales sont liées à des besoins fondamentaux, lesquels sont liés à la survie.
Cliquer ici, si l'image n'est pas nette. Merci.

Autrement dit, et concernant la colère, il est possible que nous nous sentions (subjectivement) menacés dans notre survie lorsque nous nous mettons en colère. La question qui peut être intéressante à nous poser dans ce cas-là est : quel est le danger que je ressens ? Qu’est-ce qui qui me menace (que le danger soit réel ou pas) ?
Ps : pour en savoir davantage sur les émotions, l'une de nos séances portaient sur elles et les besoins fondamentaux. Voir ici.

Remarque :
Souvent, on ne peut travailler que sur un seul aspect de soi. Par exemple, une personne qui a inhibé ses émotions, peut tendre à vouloir toutes les exprimer, et à basculer ainsi dans une exagération, avant de trouver un positionnement plus juste, nuancé. En somme, l’expérience est inévitable, néanmoins, elle est insuffisante. Il ne suffit pas de « corriger » des défauts, il faut encore « construire » quelque chose en soi, construire un lien authentique avec les autres.

Ensuite, il y a les moments où l’on peut parler (le contexte est-il favorable à la parole ?), où l’on peut travailler sur soi (suis-je disponible pour me centrer). Enfin, il y a ce qu’il est convenu d’appeler les bénéfices secondaires de ses travers. Ainsi, si je suis en colère, mais que ma colère me donne un avantage (me permet de « contrôler » mon entourage, de l’impressionner, de me faire craindre,...) je peux chercher à ne plus la corriger. En somme, dans une pensée strictement utilitaire, égoïste et immature : mes défauts me rapportent davantage que le travail sur soi, que ma dignité et que l'idée d'un intérêt commun.

Fin du compte-rendu.
- Nous n'avons donc pas traité un cas particulier, mais brosser un registre général de la connaissance de soi.
"Il faut du temps pour s'atteindre" disait Christian Bobin. Il faut effectivement s'y reprendre à plus d'une fois avant de parvenir à se regarder bien droit dans les yeux, et à s'interdire de baisser le regard.

Autres interventions, en vrac.
- Julia : Il y a la problématique de la subjectivité et de l’objectivité : si je ne me sens pas bien dans une situation, est-ce parce que je la ressens comme injuste, ou parce qu’elle est manifestement injuste ?

- Claudie : Parfois, on ne s’exprime pas car on suppose que la personne va réagir de telle ou de telle façon. On préfère alors, par économie, ne rien dire, car on devine que notre parole sera vaine.
- Oui, mais parfois, nos suppositions sont fausses, on se fait tout un monde, et en fait, il n’y a pas de problème. Soit on se trompait sur les réactions de la personne, soit la personne a évolué.
- Dans tous les cas, il y a intérêt à ne pas enfermer les gens et ses proches dans nos craintes et nos préjugés. Il faut se donner des chances de se réinventer soi-même, et permettre également à l'autre de se réinventer.
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